Minter Dialogue en français

September 1, 2010

Coacher les marques ?

Coacher les marques ?

par Tiffany Assouline & Minter Dial

Brand Marketing - Le nouveau métier du Coach

Brand Marketing - Le nouveau métier du Coach

Aujourd’hui, exister sur le web relève d’une véritable gageure. Au sein du flux incessant d’informations, de la multiplication des écrans et des sources d’alimentation des contenus, être visible au sein de la masse devient un enjeu vital.

Les marques doivent s’adapter.  Quelques unes ont su le faire, mais pour la plupart d’entre elles, la stratégie n’est pas encore au point.

Pourquoi la marque est-elle un facteur-clé de réussite sur le web ?

Une marque, en soi, est un élément fort de communication et de reconnaissance.

Capitaliser sur la marque permet donc d’accroître sa visibilité en misant sur la notoriété. Mais, alors que la quantité de messages diffusés a explosé et que les canaux se sont démultipliés, la notoriété doit être préservée.  Comme l’a dit William Wrigley, la légende de la société de chewing-gum Wrigley : “Pourquoi continuer la publicité quand on a une marque et un produit si célèbre ? C’est pour la même raison que les pilotes d’avion ont besoin d’essence pour faire tourner les moteurs quand l’avion est à 3000 mètres d’altitude”. Même si la consommation des médias est en train de changer et que les temps sont durs, communiquer moins sur la marque serait comme “couper l’essence dans un avion en plein vol.”

Depuis toujours, laudience se capte sur la base de l’attention.  Même si une marque connue serait plus recherchée, la bataille pour l’attention se fait sur beaucoup plus de fronts et dans un nouvel état d’esprit.  Ainsi, les marques se lancent à bras le corps dans cette bataille en recourant à des agences digitales, en achetant de liens sponsorisés, en faisant du “SEO” (optimisation des mots clés sur les moteurs de recherche) et, plus récemment, en installant un community manager.

Néanmoins si la condition est nécessaire, elle est parfois insuffisante.

La marque sert de repère de visibilité pour se démarquer, elle investit un ou plusieurs territoires et correspond à un gage de qualité, une promesse, et mieux encore, elle véhicule un ensemble de valeurs.

En termes de territoire, les écrans permettent aujourd’hui – au sein d’une stratégie globale – à démultiplier de façon spécifique et signifiante les actes de communication : l’ère du mass-media indifférencié est terminée, place au one-to-one très personnalisé et adapté selon le moyen. Ces actes de communication one-to-one sont d’autant plus importants qu’ils permettent aux consommateurs de s’identifier personnellement avec la marque, ses valeurs et, encore plus fort, son sens.

Le succès des systèmes de ventes privées, des clubs VIP, la multiplication des codes (et mots de passe), la starification des inconnus au travers des jeux de télé-réalité obligent parfois à amplifier et forcer le trait au travers d’une communication qui joue les privilèges, la connaissance client et le timing, voire le temps réel (real time). Les canaux de communication différents demandent non seulement des messages cohérents et complémentaires, mais qui doivent également être adaptés au format, quitte à créer des messages et des offres spécifiques et exclusifs à chaque canal.  Ce travail de communication demande une vue d’ensemble, et d’être très bien renseigné, très structuré et, en dehors des moyens alloués, de posséder une approche plus organique et expérimentale.

ADN, Identité, Réputation : La marque, un repère “social” évident ?

La Marque Certifie

La Marque Certifie

La marque est par définition un gage de qualité, un univers spécifique et un vecteur de valeurs.  Elle est reconnue pour ses qualités, son caractère singulier qui lui confèrent une expertise, une capacité de conseil : autant de facteurs différenciant à mettre en place  online suivant les codes du net et à condition de jouer la carte de l’ouverture, c’est-à-dire d’être capable d’initier (et d’alimenter) des “conversations”.

Facebook a notamment changé la donne au travers de ses pages fans dont le classement intéresse de plus en plus les marques.  Certaines marques telles que H&M, Starbucks, Coca-Cola ou encore Victoria’s Secret ont trouvé une bonne audience — y compris avec leurs employés — active et engagée.  Voici la liste (via fanpagelist) des marques avec la plus grande base de fans.

Twitter, à son niveau, a également révolutionné la relation avec les clients pour les marques qui ont su s’en servir comme traitement en temps réel des demandes, plaintes, offres spéciales, etc.  Un exemple tout récent, démontrant la capacité pour les ‘petits’ de jouer dans la cour des grands, concerne le Musée Historique de Stockholm qui, repérant un tweet (message de moins de 140 caractères sur Twitter) de notre part pendant une visite familiale, a envoyé aussitôt un message @mdial personnellement pour nous remercier de la visite et du tweet.  Cet échange a été à la fois étonnant et agréable et, surtout, peu coûteux.

La relation de proximité est déterminante pour rester visible et crédible. Le jeu de la recommandation est un élément fort sur les réseaux sociaux. Les marques ont l’avantage, parfois, d’être plus facilement repérables et recommandables… mais le jeu des réseaux permet à de nouvelles marques de se bâtir une identité forte de plus en plus rapidement.

Une des problématiques importantes concerne le “personal branding” — un phénomène d’autant plus d’actualité avec la montée en puissance de la notion de “l’e-réputation” qui concerne tous les rangs.  Pour le PDG, l’enjeu est de taille.  Comment juxtaposer une image professionnelle et, à la fois, personnelle ? Pour les employés, la complication est de construire sa propre identité tout en travaillant au sein d’une entreprise.  Et, pour tous les internautes, quel que soit leur statut, l’image sur le net laisse une empreinte forte et indélébile (ou presque), et la réputation se construit aussi par les marques avec lesquelles les internautes s’associent. Dans les réseaux sociaux, les marques doivent aussi prendre en considération cet aspect.

Après le Personal Branding, le Coaching des Marques ?

Pour réussir le marketing d’une marque dans cette nouvelle ère, une marque ne peut plus se contenter de vendre un produit au bon prix au bon endroit avec la bonne publicité et promotion.  La marque doit se permettre d’exprimer une personnalité, un sens, voire un sens de l’humour.  Les messages provenant de la marque doivent provoquer des ressentis chez le client et doivent chercher et susciter le dialogue.  Tous les points de contact avec le client permettent d’influer, de l’écouter et d’impacter l’expérience du client.  Le marketing de 4 P (produit, prix, publicité, place), inventé dans les années 60 est largement dépassé et doit céder au marketing de ce que l’on a baptisé les 5 E: émotion, engagement, expérience, échange & essence.

Les 5 E du nouveau marketing

Les 5 E du nouveau marketing

Le marketing des 5 E consiste à rendre le marketing plus holistique, incorporant 3 étapes: un avant, un pendant et un après l’acte d’achat.  Ainsi, le marketing de la marque devient l’affaire de tous, tous les stakeholders — “parties prenantes” internes et externes de l’entreprise, tels les distributeurs, les fournisseurs, les employés, les actionnaires, et les clients — car tous deviennent eux-aussi des agents de communication de la marque. La marque n’est plus juste cantonnée au seul département marketing.  Pour réussir cette évolution, les marques ont souvent besoin de s’approprier un savoir-faire de communication interne et externe qui permet des micro-réajustements réguliers du positionnement.  Intervient alors le rôle du coach de la marque.

Un concept de coaching de marques est en train de s’installer outre-atlantique, mais il semble ne s’attacher qu’au rôle de “sell-out project manager” (celui qui s’occupe de l’écoulement). Dans ce cas, le titre de coach est utilisé à tort.

Un coach est là pour accompagner, non pas pour remplacer les acteurs de la marque.  Pour que l’expression de la marque soit sentie par le consommateur dans tous les points de contacts, elle et ses valeurs doivent être incarnées, le plus que possible, par l’ensemble des intervenants.  Un coaching, dans ce contexte, consiste à aider un PDG à représenter la marque et à s’assurer que l’expression et l’expérience “infusent” à tous les niveaux pour finalement être transmise aux consommateurs qui deviennent de plus en plus acteurs de la marque.  Certes, le consommateur était acteur auparavant par le bouche à oreille et la consommation ‘localement’ des propres produits ; mais aujourd’hui le message atteint des oreilles et des yeux plus nombreux, plus vite, et surtout de sources multiples. Comme l’araignée qui tisse la toile (web), le coaching de marque s’accomplit dans un cadre d’entreprise multi-directionnel, interactif, dynamique et complexe.

Pour donner un exemple, parmi les difficultés que rencontrent les entreprises, il y a la question de la veille et de l’écoute des “stakeholders.”  Qui écoute quoi ?  Comment sont remontées les informations ?  Quel engagement établir en réponse aux retours des stakeholders ? Qui est en mesure et / ou désigné pour répondre ?

Dans une ère où le monde s’aplatit (cf. Thomas Friedman’s The World is Flat), les ressources — telles que les centre d’appels — sont de plus en plus limitées et l’offshore outsourcing devient une deuxième nature.  Ainsi, la consistance et la cohérence de l’expérience client et le niveau d’engagement et d’engouement des employés — particulièrement pour les marques internationales — sont de vrais enjeux.

Le coaching de marque est alors un sujet vaste, qui ne peut se limiter à la sous-traitance de l’expérience au point de vente.  Le coaching de marque peut aller jusqu’à aider une marque à expliquer et décoder l’expérience de facto des clients.  C’est dans ce contexte que l’entreprise doit tenter de rendre les affaires et la communication plus transparente.  Il ne s’agit pas d’une transparence entière, de nudité ; mais d’une forme de cohérence entre le dire et le vivre.  En tout état de cause, l’appartenance de l’employé et sa confiance dans l’entreprise sont cruciaux pour atteindre — et dépasser — les attentes des clients.  Dans la recherche d’une marque réussie et pérenne, l’employé — surtout pour la nouvelle Génération dite Y — doit vivre et croire dans les valeurs de l’entreprise.  Les exemples sont flagrants quand on met face à face l’expérience du voyageur sur Cathay Pacific ou Singapore Airlines, où l’équipage de bord offre un service dévoué, impeccable et soigné, versus le vécu du passager “comme un chiffre” sur les vols d’American Airlines ou Delta Airlines.

Le coaching de marque est une affaire d’hommes et de femmes. Il consiste à aider l’entreprise à naviguer à travers tous les canaux de communication et de l’aider à trouver sa voix/voie.  Quel message à communiquer, pour quelle audience, ou communauté, et par quel moyen ?  Par ailleurs, le coaching de marque demande de façon sine qua non la décision et la participation du PDG pour donner la vision, montrer l’exemple et réaffirmer le sens au quotidien. Le coach est là pour l’accompagner et pour l’aider à transformer sa vision en réalité.

Si la communication directe, “private label media” tel que décrit par Egol, Moeller et Vollmer dans Strategy & Business, peut être facilitée en partie par “l’outil” Internet, rien — de ce que sont l’Internet et les technologies automatisantes — ne peut remplacer l’expérience, l’émotion ou l’efficacité d’une équipe motivée autour d’une marque cohérente et pertinente.

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Genèse de l’article : Tiffany Assouline et Minter Dial se sont “accrochés” par les hasards de Twitter autour des pistes linguistiques dans les domaines de la stratégie commerciale et marketing lancées régulièrement par Minter. Intervenants tous deux auprès des entreprises pour les accompagner dans leur positionnement, ils ont eu l’idée de co-écrire un billet autour d’une problématique actuelle qu’ils abordent tous deux sous un angle différent et complémentaire.

August 14, 2010

Entretien de Jacques Lorne, Directeur Internet Leroy Merlin

Filed under: Marketing, Technologies Web — Tags: , , , , — N. Minter Dial @ 09:42
Jacques Lorne - Directeur Internet Leroy Merlin

Jacques Lorne - Directeur Internet Leroy Merlin

Voici un entretien avec Jacques Lorne, Directeur Internet et eCommerce de Leroy Merlin, France, enregistré le 7 août à Paris.

SHOW NOTES: Un entretien de Jacques Lorne, ancien copain de l’INSEAD, qui j’ai retrouvé lors de la Conférence Le Web 2009 à Paris.  Nous avons parlé ensemble de l’évolution du marketing et de l’enjeu dans la grande distribution de travailler simultanément l’offline (magasins) avec l’online (eCommerce).

J’ai particulièrement aimé ce passage : “…L’internet va permettre de faire plus, et de pouvoir sortir d’un markting de masse…et d’ajouter …un marketing plus fin, plus ciblé; et donc on est dans une addition et non pas dans une cohérence qui serait comprise par un discours qui pourrait être le meme en même temps dans tous les canaux…qui pourrait devenir trop oppressant pour le consommateur.”  J’ai compris que le marketing est par itération, avec des messages modulés en fonction du canal de communication qui, dans leur ensemble doivent faire unité mais qui, rendu au message individuel, n’ont pas besoin d’être parfait.

Je vous laisse découvrir le reste!

Des liens à retenir mentionnés par Jacques pendant l’entretien comme ses sources clés: Chris Anderson – La Longue Traine (”The Long Tail“) et Free Gary VaynerchukWine Library TV et auteur de Crush It! Why Now is the Time to Cash in on your Passion, BusinessWeek.

Merci de nous laisser vos commentaires et réactions.  Et, si jamais ça vous tente, vous pouvez trouver d’autres émissions (”podcasts”) en français et vous abonnez ici sur iTunes.

August 8, 2010

Entretien de Fabrice Epelboin – ReadWriteWeb France

Filed under: Leadership / Management, Paris / France, Politique, Technologies Web — N. Minter Dial @ 14:26
Fabrice Epelboin

Fabrice Epelboin

Voici un entretien de 34 minutes, enregistré le 7 août, 2010, autour de la Bastille, avec Fabrice Epelboin (40), editeur et directeur de publication de ReadWriteWeb France, cofondateur de owni.fr (journalisme digital) et business angel chez TechToc TV (un web-TV traitant tous les sujets autour des Technologies et Medias en ligne).

SHOW NOTES:

Si Fabrice Epelboin est un homme plutôt apolitique — car très geek — il s’exprime avec beaucoup de passion sur des sujets hautement politiques.  Parmi les commentaires phares dans l’entretien, Fabrice discute de la révolution internet pour le marketing et suggère qu’une entreprise qui souhaite s’attaquer à sa stratégie digitale devrait s’y prendre dans la même manière que s’il souhaitait s’installer en Chine: il faut absolument comprendre que le terrain est différent, que la culture et les comportements ne sont pas pareils et qu’il faut s’adapter et s’y accommoder.  Pour les jeunes d’aujourd’hui, ils ont la capacité d’inventer et jouer avec leur personnalité en virtuel, ce qui fait que les cycles de construction de personnalité se sont beaucoup rétrécis.  Fabrice parle également du rôle de l’internet dans les prochaines élections en France et s’exprime avec fermeté sur l’importance de l’anonymat pour une démocratie et sur le net neutralité (un sujet qui lui tient à cœur et qui sera de toute évidence à la une à la rentrée).

Des liens à retenir mentionnés par Fabrice pendant l’entretien comme sources clés:

Wired – toujours pertinent après 17 ans…
Mashable
Foreign Policy
ReadWriteWeb US

Blog sur Intelligence Property – IP Watch
Michel Geist de l’Université de l’Ontario, Canada (et non pas Berkeley/Stanford comme évoqué dans l’entretien)
Tech Dirt

Tech Crunch

et des sources en France:

Narvic à Novövision (Twitter handle: @narvic)
Frederic Filloux
sur Monday Notes (en anglais)
Eric Scherer (AFP en anglais)

Fabrice a cité le billet sur le blog Engage(d) écrit par Arnaud Dassier (et repris par rue89), intitulé “Sarkozy le Président low tech, petite histoire d’un formidable gâchis, ou le naufrage digital de la droite française.”

Pour ce qui est d’un rôle model pour Fabrice, je vous laisse le découvrir!

Voici comment vous pouvez suivre ou contacter Fabrice Epelboin:
Twitter : @epelboin et sur Linkedin.

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July 30, 2010

Entretien avec Vincent Ducrey – Auteur du “Guide de l’Influence”

Filed under: Leadership / Management, Technologies Web — Tags: , , , — N. Minter Dial @ 20:01
Podcast avec Vincent Ducrey

Podcast avec Vincent Ducrey

Voici un entretien de 15 minutes avec Vincent Ducrey (33), conseiller en communication Internet au sein du Gouvernement, auprès de Luc Chatel, Ministre de l’Éducation.  Vincent est auteur du livre “Le Guide de l’Influence,” son premier ouvrage, qui a déjà vendu 3,000 exemplaires.  Vincent a élaboré une théorie baptisée Le Hub Management qui permet de comprendre et d’interagir avec la multiplicité des sources, capteurs et amplificateurs de la communication en ligne et off line.

Livre de Vincent Ducrey

Livre de Vincent Ducrey

Voici le lien vers son livre: Le Guide de l’Influence, aux éditions Eyrolles, disponible sur Amazon ou à la FNAC — mais attention il n’en reste pas beaucoup en circulation.

Dans cet entretien, Vincent nous dit pourquoi il a écrit ce livre et pourquoi un livre sur l’Internet et les nouveaux médias alors ça bouge si vite.
Il a cité comme inspirateurs et leaders d’opinion: Archbishop Desmond Tutu et Mark Zuckerberg (fondateur de Facebook).
Il parle des conseils qu’il donnerait à un PDG qui voudrait augmenter sa présence en ligne et quelle approche doit avoir une entreprise en mettant en place une stratégie digitale.
Et, enfin, nous avons échangé sur la valeurs de la transparence et l’authenticité, ainsi que la place de l’anonymat en ligne.

Vous pouvez aussi suivre Vincent sur Twitter: @Vincent_Ducrey.

J’espère que vous y trouverez de l’intérêt.  N’hésitez pas à laisser vos commentaires.  Et, si jamais ça vous tente, vous pouvez trouver d’autres émissions (”podcasts”) en français et vous abonnez ici sur iTunes.

July 22, 2010

Le code s’il te plait !

Filed under: Paris / France — Tags: , , , , — N. Minter Dial @ 08:10
As-tu le code?

As-tu le code?

Grâce à une conversation avec mon ami Guillaume, j’ai réfléchi à l’histoire des codes pour les portes d’entrée dans les immeubles à Paris.

La question: comment se fait-il que le code soit à l’extérieur de l’immeuble et que la liste des personnes soit à l’intérieur ?  Quand on est invité chez un ami, si on ne connaît pas le code, on doit l’appeler par téléphone pour l’avoir.  Ensuite, une fois dedans, comme deuxième barrière d’entrée, on doit sonner sur l’interphone, avec l’aide d’une liste des noms.  Et si on faisait ça dans le sens inverse avec la liste des noms à l’extérieur (donc pas besoin d’appeler pour le code, car si on ne le connaît pas, on le donnerait à ce moment-là) ?

Quelles peuvent être les raisons pour expliquer cet ordre ?

1. Pour garder secret les noms des personnes qui habitent dans l’immeuble ?  Histoire de garder sa vie privée — une belle tradition française ?

2. C’est pour le facteur et les autres livreurs avec multiple destinations dans l’immeuble — qui préféraient ne pas déranger une personne en particulière chaque fois pour pénétrer dans l’immeuble quand ils doivent juste voir la concierge ?

3. Pour éviter que des malévolents ou des sans abris pénètrent dans l’immeuble ?  Je pense à ces escrocs (gitanes souvent) qui marquent des codes secrets en craie sur le trottoir devant les immeubles (voici un billet en anglais sur le sujet) pour communiquer les vulnérabilités.

4. Parce qu’il existe des entrées avec trop de noms (exemple, plusieurs immeubles autour d’un cours — donc une solution pour tous, pour garder une uniformité dans le process, même les immeubles avec juste 6 appartements ?

J’ose imaginer à des solutions plus technologiques à l’avenir ou le ’smart phone’ nominatif est reconnu à l’arrivée.  En attendant, si vous partez sans le code, il suffit d’avoir le mobile en main et le numéro de la maison.  Bon, ce n’est pas encore parfait.  Ça fait partie du charme de Paris ?  (D’ailleurs, existe-il d’autres villes avec le même système systématiquement ?)

Êtes-vous attaché au système de code ?  Est-ce que c’est utile quand on sait combien d’immeubles oublient de changer le code régulièrement ?  Seriez-vous en accord pour une inversion ?

July 7, 2010

L’anonymat sur l’Internet : fléau ou bénédiction ?

Filed under: Politique, Technologies Web — Tags: , , , , , — N. Minter Dial @ 19:15
Anonymat: Discretion ou Indiscretion ?

Anonymat: Discretion ou Indiscretion ?

Autant  l’anonymat est un principe fondamental dans une démocratie lors de la vote, est-ce que l’anonymat et le manque de vérification des sources sur l’internet créera, comme Eric Schmidt CEO de Google lui-même a dit, un « cesspool » (cloaque) de mauvaises informations ?  Est-ce que l’internet est simplement un moyen de brouiller les pistes et de confondre l’expertise et les institutions ?   A écouter Andrew Keen (auteur de « The Cult of the Amateur »), l’internet n’est pas une technologie mais une idéologie, reflétant les croyances des constructeurs de l’internet qui « questionnaient l’autorité par principe. »

Ou bien, est-ce que l’anonymat est une condition sine qua non pour garantir la liberté d’expression, de permettre la voix réprimée de s’exprimer, une opportunité de rencontrer plus facilement des opinions opposées et un moyen, au fond, de protéger la vie privée ?

L’anonymat sur l’internet est un fléau ou bien bénédiction ?

La question est posée.  Je vous invite à y mettre votre opinion!

(Image provient de http://bbs.keyhole.com/ubb/z0302a1700/anonymous.jpg)

July 3, 2010

Une voiture qui vole

Filed under: Business, Expérience client — Tags: , , , , , , — N. Minter Dial @ 09:04

Non, je ne parle pas d’une voiture qui arnaque, mais d’une voiture capable de prendre des grands airs, ou plutôt de l’air.  Direct Matin du 2 juillet 2010 a fait apparaitre une photo (ci dessous) d’une innovation qui, après l’approbation de l’administration fédérale de l’aviation américaine (FAA), verra le jour en fin 2011.  S’agit-il d’une voiture qui vole ou bien un avion qu’on peut conduire?

La voiture prend l'aire

La voiture prend l'aire

Construit par Terrafugia, l’avion se plie facilement pour prendre de la route… pratique pour chercher faire la connexion depuis l’aéroport.

Les ailes pliés, l'avion prend la route

Les ailes pliés, l'avion prend la route

Ce qui m’a paru rigolo dans l’article de Direct Matin, c’était la référence au film mythique de Louis de Funès, Fantômas (1964).  C’est d’une évidence pour un français, mais ce ne l’était pas pour moi.

La DS volante de Fantômas

La DS volante de Fantômas

Personnellement, l’image et l’idée me renvoyait vers un film culte britannique, encore plus fantastique (’fantasmagorical‘ comme dit le professeur excentrique, Caractacus Potts), Chitty Chitty Bang Bang (1968).  En France, c’est un film pas très bien connu, mais je profite pour vous en faire part.  Le film est une comédie musicale, avec quelques chansons, tel la chanson éponyme, Hushabye Mountain et Toots Sweet, remplies de nostalgie pour les anglais et américains.  Écrit par Roald Dahl, Ken Hughes et Richard Maibaum, le film est basé sur un livre écrit en 1964 par Ian Fleming (auteur du James Bond… une connexion avec Fantômas?).  Le film est bien kitsch, mais ça reste un film qui fait rêver et met le sourire aux lèvres.  Comme quoi, le film, le livre et les arts plus généralement, permettent de faire avancer l’humanité (tout en rigolant).

Chitty Chitty Bang Bang - Une autre référence

Chitty Chitty Bang Bang - Une autre référence

Pour ceux d’entre vous qui ont des enfants ou ont envie de passer un bon moment (caveat: le film est plus de 2 heures), je vous le conseille vivement.  Le connaissez-vous?  Si oui, partagez votre opinion svp!

July 2, 2010

Le Web 2.0 en entreprise – A l’Interne ou Externe?

Interne ou Externe en priorité?

Interne ou Externe en priorité?

Si on sait que les ressources sont de plus en plus limitées, quand on est en charge d’une entreprise qui ne s’est pas encore lancée sur le web véritablement avec une stratégie digitale ’sociale’ (dit “web 2.0″), est-ce que c’est mieux de se lancer avec une approche externe (vers ses clients) en premier ? Ou, est-ce que vous recommanderiez plutôt de commencer par une approche interne (intranet, etc) ?

Si l’externe est critique — car le client EST le gain-pain — l’interne est moins onéreux et plus “safe” car ça permet de se mouiller et expérimenter sans trop faire de bêtises.

Mais, si l’entreprise lance des réseaux sociaux visant ses interlocuteurs externes (e.g. clients) afin de mieux interagir et les écouter sans faire la même chose avec ses employés, cela peut provoquer ou cacher des malaises, voire des malheurs à l’interne.

L’entreprise 2.0 (i.e. utilisant des outils / logiciels pour “transformer l’intranet d’entreprise en une plateforme d’échange plus organique, collaborative et gérée par l’utilisateur”) n’est pas un concept recommandé pour toute entreprise dans l’état actuel.  L’envie de rendre son site interactif, de créer une présence sur les médias sociaux et d’embaucher un “community manager“, est définitivement à la une des agendas de tous les grands groupes en France.  Mais, ça demande une orientation tournée honnêtement vers son client à l’externe et plus bottom-up quand les applications sont à l’interne.  Quid de la notion de transparence?

Alors, par où commencer?  Une approche externe peut-elle être réussi sans en avoir fait exemple et le travail à l’interne ?  Qu’en pensez-vous?

June 25, 2010

La France: est-elle prête au jeu collectif de l’internet ?

Coupe de Monde Emergeant 2010

Coupe de Monde Emergeant 2010

Après les actualités provenant de l’Afrique du Sud dans ce Coupe de Monde 2010, on voit que l’esprit d’équipe chez les Bleus a du chemin à faire.  La notion du collectif est pourtant fortement ancrée dans la société française.  Est-ce juste une aberration de footballers avec un comportement de nouveaux riches, ou trouve-t-on dans ce débâcle des liens avec la situation en France ?

Pour les entreprises, on sent une certaine malaise parmi les employés.  Au delà des tragédies humaines fortement médiatisées, on assiste a des manifestations sans arrêt et des difficultés à accepter le prix collectivement d’un système au bord de la faillite.  Alors, avec l’arrivée en force de l’internet et le web 2.0, qui est, par définition, un environnement de partage, de collaboration et de communauté, sommes-nous prêts à s’y mettre ?  Qui plus est, tandis que le web permet l’anonymat, les internautes demandent de plus en plus de transparence.  Est-ce que la France et les entreprises françaises sont prêts à relever le défi d’adopter plus de transparence, plus de co-création et le web 2.0 plus généralement (i.e. les mots représentés dans le nuage ci-dessous)

Collaborative Web 2.0 MindsetEtat d’esprit collaboratif du Web 2.0

Qu’en pensez-vous?

June 10, 2010

Comment dire non gentiment (à la demande de connexion)

Filed under: Technologies Web — Tags: , , , , — N. Minter Dial @ 06:03

Devez-vous dire non tout de suite à quelqu’un qui connecte avec vous sur un des réseaux sociaux puis que vous ne reconnaissez pas le visage ni le nom?  Ça dépend!  Parfois c’est possible que la mémoire ne soit pas à la hauteur et que cette personne ‘inconnue’ soit une cliente importante qui s’est remariée et a changé de nom de famille.  Si toutefois vous ne voulez pas offenser par erreur, il n’est pas question de dire oui tout de suite, non plus.  Alors que faire?

sans trop offenser!

sans trop offenser!

Si vous êtes, par exemple, dans un business du quartier, un commercial et juste un être bien social, vous rencontrez et connaissez beaucoup de monde.  Donc, il n’est pas toujours facile de se souvenir de chaque personne qu’on a rencontré.  Être connecté avec quelqu’un n’est pas obligé d’être signe “d’amitié” — d’abord ça dépend duquel réseau on parle, ex Facebook (plutôt amitié, mais en réalité c’est un réseau hybride entre amis et business) ou Viadeo et Linkedin (strictement relation business).  Deuxièmement, nous avons tous notre propre définition de notre réseau.  Et pas tout le monde porte le même intérêt.  Simplement, il faut soigner son réseaux en ligne comme dans la vraie vie.  Vous ne voudriez pas systématiquement accepté tout le monde qui connecte avec vous.  Mais, alors, comment faire dans ce cas sans vous tromper sur un(e) vrai(e) client(e)?

C’est une question que je suis souvent demandé : comment faire quand quelqu’un se propose de me rejoindre en tant qu’ami mais que je ne le connais pas.

J’ai trois règles et pratiques qui je suis :

(1) La qualité de votre réseau déterminera à terme la puissance de votre réseau, surtout quand il s’agit d’un réseau plus business tel que Viadeo. Alors, il ne faut pas accepter n’importe qui.  Faites un petit tour sur leur profil à eux si vous ne reconnaissez pas tout de suite.  Selon les fonctionnalités disponible sur le réseau, j’ai tendance à faire des classements de comment on s’est connu, exemple, par école, par les enfants, par l’entreprise, etc.  C’est le cas notamment pour Facebook et Twitter (ou dans quelle langue il/elle écrit liste).

(2) Je crée une liste d’options de « phrases de refus » que je garde sur mon bureau de poste et qui, gentiment, proposent de se rappeler comment nous nous serions rencontrés et/ou de savoir quel est la nature de la demande de mise en relation. Voici quelques exemples que j’utilise:

J’’ai reçu votre demande de connexion, et je serais ravi de me connecter. Simplement, je suis embarrassé car je ne me souviens pas comment nous nous connaissons. Pourriez-vous me rappeler comment nous nous sommes rencontrés et/ou l’objet de votre connexion si toutefois on ne s’est jamais rencontré. Bien cordialement…”

Et si je suis sûr ne pas le connaître: “Je vous remercie de votre demande de connexion, et je serais ravi de me connecter. Merci de me dire l’objet de votre connexion et comment on pourrait travailler ensemble. Bien cordialement…”

N’hésitez pas à copier ces phrases pour les adapter et personnaliser pour vos propres fins!

(3) Enfin, j’ai tendance à être un optimiste et de penser que, si quelqu’un a cliqué sur « Ajouter [moi] comme ami », la demande est honnête. Alors, je vais aussi regarder le profil de la personne pour voir quel type de contenu elle propose par ailleurs. Un contenu riche peut être le démarrage d’une bonne relation. Si vous y voyez un contenu intéressant, un bon astuce peut être de l’accepter mais de classer « l’ami » avec un accès limité aux informations sur votre profil. Quoiqu’il en soit, dites vous bien qu’il est essentiel de vérifier sur les paramètres de confidentialité sur l’ensemble des données et applications.

Voilà, quelques conseils par rapport à la construction de votre réseau en ligne. Votre réseau définit en partie qui vous êtes et ça se crée dans la durée. Soignez-le!  N’hésitez pas à faire part de vos réflexions sur le sujet!  Votre opinion m’intéresse.

June 2, 2010

Entretien : les grands patrons sur le Web Social

Voici un entretien (de 5 minutes) réalisé par Reputation Squad où je parle de l’importance pour un patron de montrer l’exemple et de s’occuper de sa réputation en ligne, des opportunités pour les marques sur le web et le bien fondé pour le business B2B de se mettre sur les médias sociaux.

3 extraits de la vidéo:

« Il vaut mieux être présent en assumant ses imperfections qu’absent en mimant une perfection factice ».

« Les vraies marques… sont celles qui arrivent à créer non seulement de l’interaction et avoir une écoute par rapport aux consommateurs, mais qui créent une émotion, une expérience… et pour ça, sur le net, il y a des moyens extraordinaires de créer de la surprise, de l’émotion; donc, il faut avoir de l’innovation, porter plutôt sur la média de l’internet, donc la média devient le message .. »

« Dans le B2B, on est sur un cycle de vente plus long, on est avec des gens sur un créneau qui est plus étroit, [avec] des expertises, et forcement avec une communauté qui est presque inné; et c’est là où la capacité d’une média sociale a tout son avantage… Si on comprend que la communauté est forte et elle est connue, peut être elle est un peu petite, mais ce n’est pas une question de quantité mais de la qualité…   Très souvent, je dis que dans le B2B, c’est le premier endroit où il faut être présent [dans les médias sociaux] »

June 1, 2010

Direct Flash – Direct Matin se rend plus intéractif

Filed under: Technologies Web — Tags: , , , , , — N. Minter Dial @ 20:49

Ce matin, j’ai découvert le journal Direct Matin sous un autre angle.  Je ne sais pas depuis combien temps ça existe, mais ils ont fait une mini-révolution dans le monde de la presse écrite — et je ne parle pas de la nouvelle plaquette un peu plus franc.

“De l’article au reportage vidéo, c’est direct.”

Il s’agit d’une application “Direct Flash” qui, à partir d’un iphone, permet de passer d’un article classique sur papier à une série d’autres médias, y inclus des videos et des liens vers d’autres sites reliés au sujet en question.  Pour cette édition, le nombre d’articles qui ont le sigle ci-dessous s’est limité à 7, mais de quoi faire un essai.

Direct Flash Dflash for Direct Matin

Direct Flash Dflash for Direct Matin

Voilà comment j’ai vécu l’expérience, une fois que j’ai downloadé l’application Direct Flash d’itunes.  Comme le site itunes déclare: “L’application Direct Flash fonctionne avec le journal Direct Matin distribué gratuitement et lu chaque jour par près de 1,7 millions de personnes en France.”

Instructions "rapides"

Instruction dflash

Le résultat des courses, suivant les instructions très [trop] courtes sur la 2e page de couverture (”photographiez un article, une photo, un article”):

1ere photo, ça n’a pas donné de résultat.  Visiblement, la photo n’était pas suffisamment cadrée.

2e photo de l’article sur Nadal, ça marche.  J’ai découvert le site officiel Roland Garros et, à nouveau, l’option de downloader l’application d’iTunes encore =  bug.

3e photo, n’a pas donné suite.

4e photo, j’ai eu le message “Dflash identifié mais pas de lien.”

5e photo (article sur “un raid dramatique”), j’ai eu du succès et un lien entre autre vers une vidéo YouTube sur l’évènement, avec le reportage sur Direct8.  Sinon, il y avait un lien vers “Public Links” qui m’a amené tout bêtement sur Google.

Au final, après un total de 8 essais, j’ai eu droit à 3 réussites (photos reconnues), dont 2 qui m’ont donné une suite, moyennement intéressant.  Sur ces deux, il n’y avait qu’un lien de suite… mais au moins le lien était totalement pertinent.  Mieux vaut être peu et pertinent que tous azimut.   Si on arrive à prendre la photo pendant qu’on ne bouge pas trop (pas toujours évident dans le métro) et avec une distance suffisante, on risque d’atteindre des résultats.  Ça demande un peu d’habitude.

Mon opinion bottom line: même si ça balbutie un peu techniquement et ils devraient donné des instructions d’utilisation meilleures, DFlash est très certainement un moyen formidable de conserver l’intérêt du papier en le rendant interactif et plus profond avec des liens virtuels.  L’exécution est à améliorer et, évidemment, tout le monde doit s’équiper de l’iPhone…  Donc, en conclusion, je dis bravo pour la tentative et j’attends la v2.  A suivre.

D’autres personnes l’ont expérimenté?  Donnez votre avis!

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